Quelqu'un cogne à ma porte, sûrement ma mère. Je ne réponds même pas, sachant pertinemment qu'elle entrera d'elle-même. De toute manière, je n'ai même pas envie de me lever et d'aller lui ouvrir cette foutue porte. Je ne lui avais que vaguement parlé de ce qui s'était passé avec Alex il y a un an.
Déjà un an. Mais ça avait pris plusieurs mois pour que ça redevienne comme avant. Avant qu'on ne soit ensemble, pour retrouver cette complicité que nous avions. Je l'avais aimé, vraiment, mais lui, trop. Possessif, seul mot qui me viens à l'esprit quand je repense à tout ça. Je ne pouvais presque plus voir mes amies à ce moment là, j'étais dépendante de lui, mais lui encore plus que moi. Je ne pouvais pas aller parler à d'autres garçons sans qu'il ne me fixe et qu'il ne me demande ce qu'on s'était dit. Il avait peur, peur que je ne le laisse. Il n'avait pas vraiment confiance en moi. C'est pour ça que ce soir là, quand on s'était vus, je m'étais mis en tête de lui parler de ça, de l'effet que ça avait sur moi. Mais je ne croyais pas que quand j'allais arriver chez lui, tous ses amis seraient là, des filles aussi et la plupart d'entre eux se fumant un joint, les yeux rouges, complètement partis. J'étais allée voir Alex qui avait une fille collée à lui. Je lui avais pris la main et emmené dans sa chambre. Mais ce à quoi j'avais pensé en le voyant m'était passé six pieds au dessus de la tête. Je n'avais pas pris en compte le fait que lui aussi pouvait avoir fumé un joint et être high. Peut-être, je dis bien peut-être, que si je n'avais pas éloigné cette solution de ma tête, j'aurais laissé tomber et lui en aurais parlé une autre fois. Sauf que j'avais été prise au piège. Il m'avait regardé avec un regard inquisiteur, chose qui était normale, mais son sourire m'avait fait peur. Il s'était approché de moi et m'avait embrassée. Mais pas juste un simple baiser, c'était tout simplement passionné. Ce n'était pas lui, ça ne lui ressemblait pas. Ça me faisait peur. J'avais su que je ne pourrais définitivement pas lui parler ce soir là. Il avait passé sa main sous mon t-shirt. J'avais essayé de me défaire de son étreinte, mais il me tenait trop fort. Il avait détaché ses pantalons pendant que moi la seule chose que j'avais voulu faire c'était partir, mais j'étais paralysée. J'avais parfaitement su ce qui allait se passer. Il avait ensuite détaché mon pantalon. Des larmes avaient commencé à couler sur mes joues, mais il ne s'en était même pas rendu compte. Peut-être aurais-je dû faire quelque chose, bouger, partir avant qu'il m'embrasse. Mais trop tard. Il s'était avancé vers moi en me poussant et je m'étais retrouvée sous lui, sans pouvoir bouger. Ses doigts avaient caressé ma peau. J'avais de plus en plus peur.
___- Alex... Arrête, s'il te plait. Avais-je dit, retenant un sanglot, des larmes perlant toujours sur mes joues.
Mais il avait continué. J'avais essayé de bouger, mais il m'avais pris les bras et les avait clouées sur le lit avec sa main.
___- ARRÊTES ALEX. S'il te plait.
Toujours ses caresses, puis une de ses mains avait commencé à descendre ma culotte. Sa main avait frôlé mon intimité. J'avais essayé de me déprendre à nouveau.
___- ARRÊTE! Avais-je crié encore plus fort.
J'avais entendu des pas dans l'escalier. Quelqu'un avais cogné à la porte, sûrement un de ses amis qui était stone lui aussi. La personne était entrée sans attendre plus longtemps. Une fille, inconnue. Du moins à ce moment là.
___- Arrêtes, Alex, arrêtes. Avais-je murmuré.
La jeune fille s'était approchée et Alex avait finit par s'éloigner. Je tremblais. J'avais regardé Alex du coin de l'½il. On aurait dit qu'il était retombait sur terre. Il était assis sur e bout du lit la tête dans les mains. La jeune fille s'était approchée de moi et m'avait serrée dans ses bras, pour je ne sais trop quelle raison. Je m'étais relevée brusquement et m'étais rhabillée rapidement. Puis je m'étais figée. Je m'étais tournée vers Alex. Je lui avais lancé ces dernières paroles, qui étaient sorties difficilement, mais qui sortirent parce que le besoin était là.
___- Peut-être que tu n'avais pas confiance en moi Alex, mais maintenant c'est moi qui n'ai plus confiance. C'est fini Alex, c'est ce que je venais te dire ce soir. Ça ne rime plus à rien d'être ensemble si on ne se fait pas confiance mutuellement. Avais-je fini dans un sanglot.
J'étais sortie de la pièce la fille sur les talons. Lorsque j'étais arrivée dans le salon, les gens dansaient, mais m'avaient regardée bizarrement. Et je dois avouer que ça ne m'avais pas vraiment plu. Arrivée dehors, je m'étais assise sur le balcon et avais sorti une cigarette. Je l'avais annulée. La fille était restée là sans rien dire, mais sa présence m'avait un tant soit peu rassurée. Au moins je n'avais pas été seule. J'avais essayé de faire le vide dans ma tête sans vraiment y parvenir.
___- Merci. Avais-je murmuré.
Elle était alors venue s'asseoir à côté de moi.
___- C'est rien tu sais. M'avait-elle répondu. J'avais entendu du bruit et des cris en haut, alors je me ___demandais ce qu'il se passait. Au fait, je m'appelle Amanda.
___- Moi c'est Léa. Mais appelles moi Lou. Avais-je répondu avec un petit sourire naissant au coin ___des lèvres.
___- Écoute, je me doute que tu n'as peut-être pas le moral pour faire quoi que ce soit, mais ça te dirait ___de venir marcher un peu? Et puis, on pourra parler un peu. M'avait-elle proposé.
___- Euh, ouais pourquoi pas.
On avait marché quelques heures. Vers minuit et demi, on était devant mon appartement. On était assise sur le palier en train de parler doucement pour ne déranger personne. Je me doutais qu'on ne se reverrait probablement pas, elle vivait à Magdeburg et elle venait rarement à Hambourg. Avant de partir, elle m'avait laissa son numéro de portable au cas où j'aie besoin de parler à quelqu'un de tout ça.
Je me rendis compte que je pleurais à nouveau. Encore pour cette histoire qui datait d'il y a un an. Il avait retrouvé ma confiance mais l'a brisé à nouveau en à peine quelques secondes. Pendant que je repensais à tout ça, ma mère avait dû rentrer dans ma chambre parce qu'elle était assise sur mon lit et me caressais les cheveux. Ça me faisait du bien, ça avait toujours eu le don de me calmer et ma mère le savait parfaitement bien. Elle ne me posait pas de questions sachant pertinemment que je lui en parlerais lorsque je serais prête. Je finis par m'endormir, fatiguée part toutes ces émotions. Une nuit sans y penser, sans aucun rêve rien. Le néant total dans ma tête.
![«La vieillesse. C'est la seule maladie dont on ne peut espérer guérir.» [Orson Welles] Chapitre 8](http://62.img.v4.skyrock.net/628/xoxo-blueberry-xoxo/pics/2660861318_small_1.jpg)
![«Si vous fermez la porte à toutes les erreurs, la vérité restera dehors.» [Rabindranàth Tagore] Chapitre 10](http://62.img.v4.skyrock.net/628/xoxo-blueberry-xoxo/pics/2677608924_small_1.jpg)