«Aimer, c'est essentiellement vouloir être aimé.» [Jacques Lacan] Chapitre 7

«Aimer, c'est essentiellement vouloir être aimé.» [Jacques Lacan] Chapitre 7
Le 3 septembre 2008 20h53

Quelqu'un cogne à ma porte, sûrement ma mère. Je ne réponds même pas, sachant pertinemment qu'elle entrera d'elle-même. De toute manière, je n'ai même pas envie de me lever et d'aller lui ouvrir cette foutue porte. Je ne lui avais que vaguement parlé de ce qui s'était passé avec Alex il y a un an.

Déjà un an. Mais ça avait pris plusieurs mois pour que ça redevienne comme avant. Avant qu'on ne soit ensemble, pour retrouver cette complicité que nous avions. Je l'avais aimé, vraiment, mais lui, trop. Possessif, seul mot qui me viens à l'esprit quand je repense à tout ça. Je ne pouvais presque plus voir mes amies à ce moment là, j'étais dépendante de lui, mais lui encore plus que moi. Je ne pouvais pas aller parler à d'autres garçons sans qu'il ne me fixe et qu'il ne me demande ce qu'on s'était dit. Il avait peur, peur que je ne le laisse. Il n'avait pas vraiment confiance en moi. C'est pour ça que ce soir là, quand on s'était vus, je m'étais mis en tête de lui parler de ça, de l'effet que ça avait sur moi. Mais je ne croyais pas que quand j'allais arriver chez lui, tous ses amis seraient là, des filles aussi et la plupart d'entre eux se fumant un joint, les yeux rouges, complètement partis. J'étais allée voir Alex qui avait une fille collée à lui. Je lui avais pris la main et emmené dans sa chambre. Mais ce à quoi j'avais pensé en le voyant m'était passé six pieds au dessus de la tête. Je n'avais pas pris en compte le fait que lui aussi pouvait avoir fumé un joint et être high. Peut-être, je dis bien peut-être, que si je n'avais pas éloigné cette solution de ma tête, j'aurais laissé tomber et lui en aurais parlé une autre fois. Sauf que j'avais été prise au piège. Il m'avait regardé avec un regard inquisiteur, chose qui était normale, mais son sourire m'avait fait peur. Il s'était approché de moi et m'avait embrassée. Mais pas juste un simple baiser, c'était tout simplement passionné. Ce n'était pas lui, ça ne lui ressemblait pas. Ça me faisait peur. J'avais su que je ne pourrais définitivement pas lui parler ce soir là. Il avait passé sa main sous mon t-shirt. J'avais essayé de me défaire de son étreinte, mais il me tenait trop fort. Il avait détaché ses pantalons pendant que moi la seule chose que j'avais voulu faire c'était partir, mais j'étais paralysée. J'avais parfaitement su ce qui allait se passer. Il avait ensuite détaché mon pantalon. Des larmes avaient commencé à couler sur mes joues, mais il ne s'en était même pas rendu compte. Peut-être aurais-je dû faire quelque chose, bouger, partir avant qu'il m'embrasse. Mais trop tard. Il s'était avancé vers moi en me poussant et je m'étais retrouvée sous lui, sans pouvoir bouger. Ses doigts avaient caressé ma peau. J'avais de plus en plus peur.

___- Alex... Arrête, s'il te plait. Avais-je dit, retenant un sanglot, des larmes perlant toujours sur mes joues.

Mais il avait continué. J'avais essayé de bouger, mais il m'avais pris les bras et les avait clouées sur le lit avec sa main.

___- ARRÊTES ALEX. S'il te plait.

Toujours ses caresses, puis une de ses mains avait commencé à descendre ma culotte. Sa main avait frôlé mon intimité. J'avais essayé de me déprendre à nouveau.

___- ARRÊTE! Avais-je crié encore plus fort.

J'avais entendu des pas dans l'escalier. Quelqu'un avais cogné à la porte, sûrement un de ses amis qui était stone lui aussi. La personne était entrée sans attendre plus longtemps. Une fille, inconnue. Du moins à ce moment là.

___- Arrêtes, Alex, arrêtes. Avais-je murmuré.

La jeune fille s'était approchée et Alex avait finit par s'éloigner. Je tremblais. J'avais regardé Alex du coin de l'½il. On aurait dit qu'il était retombait sur terre. Il était assis sur e bout du lit la tête dans les mains. La jeune fille s'était approchée de moi et m'avait serrée dans ses bras, pour je ne sais trop quelle raison. Je m'étais relevée brusquement et m'étais rhabillée rapidement. Puis je m'étais figée. Je m'étais tournée vers Alex. Je lui avais lancé ces dernières paroles, qui étaient sorties difficilement, mais qui sortirent parce que le besoin était là.

___- Peut-être que tu n'avais pas confiance en moi Alex, mais maintenant c'est moi qui n'ai plus confiance. C'est fini Alex, c'est ce que je venais te dire ce soir. Ça ne rime plus à rien d'être ensemble si on ne se fait pas confiance mutuellement. Avais-je fini dans un sanglot.

J'étais sortie de la pièce la fille sur les talons. Lorsque j'étais arrivée dans le salon, les gens dansaient, mais m'avaient regardée bizarrement. Et je dois avouer que ça ne m'avais pas vraiment plu. Arrivée dehors, je m'étais assise sur le balcon et avais sorti une cigarette. Je l'avais annulée. La fille était restée là sans rien dire, mais sa présence m'avait un tant soit peu rassurée. Au moins je n'avais pas été seule. J'avais essayé de faire le vide dans ma tête sans vraiment y parvenir.

___- Merci. Avais-je murmuré.

Elle était alors venue s'asseoir à côté de moi.

___- C'est rien tu sais. M'avait-elle répondu. J'avais entendu du bruit et des cris en haut, alors je me ___demandais ce qu'il se passait. Au fait, je m'appelle Amanda.
___- Moi c'est Léa. Mais appelles moi Lou. Avais-je répondu avec un petit sourire naissant au coin ___des lèvres.
___- Écoute, je me doute que tu n'as peut-être pas le moral pour faire quoi que ce soit, mais ça te dirait ___de venir marcher un peu? Et puis, on pourra parler un peu. M'avait-elle proposé.
___- Euh, ouais pourquoi pas.

On avait marché quelques heures. Vers minuit et demi, on était devant mon appartement. On était assise sur le palier en train de parler doucement pour ne déranger personne. Je me doutais qu'on ne se reverrait probablement pas, elle vivait à Magdeburg et elle venait rarement à Hambourg. Avant de partir, elle m'avait laissa son numéro de portable au cas où j'aie besoin de parler à quelqu'un de tout ça.

Je me rendis compte que je pleurais à nouveau. Encore pour cette histoire qui datait d'il y a un an. Il avait retrouvé ma confiance mais l'a brisé à nouveau en à peine quelques secondes. Pendant que je repensais à tout ça, ma mère avait dû rentrer dans ma chambre parce qu'elle était assise sur mon lit et me caressais les cheveux. Ça me faisait du bien, ça avait toujours eu le don de me calmer et ma mère le savait parfaitement bien. Elle ne me posait pas de questions sachant pertinemment que je lui en parlerais lorsque je serais prête. Je finis par m'endormir, fatiguée part toutes ces émotions. Une nuit sans y penser, sans aucun rêve rien. Le néant total dans ma tête.


# Posté le dimanche 04 octobre 2009 00:24

Modifié le mardi 06 octobre 2009 00:09

«La vieillesse. C'est la seule maladie dont on ne peut espérer guérir.» [Orson Welles] Chapitre 8

«La vieillesse. C'est la seule maladie dont on ne peut espérer guérir.» [Orson Welles] Chapitre 8
Le 4 septembre 2008 7h04

Je me réveillai très tôt et je terminai donc de me préparer énormément en avance. J'ouvris donc mon ordinateur et vis que j'avais plusieurs courriels non lus. Mais deux m'intéressaient plus que les autres. Ceux du site de régime.

De : regimegratuit@regime.com
À : LouBenett@hotmail.de
Date : 3 septembre 2008

Chère Lou,
Voici les objectifs du jour.
◦ Boire beaucoup d'eau, au moins un verre à chaque repas.
◦ Si vous avez faim, mangez une pomme, ça coupe l'appétit.
◦ Faire une heure de sport si ce n'est plus. Stimuler le plus de muscles possible.

À demain.
L'équipe de Régime gratuit.

De : regimegratuit@regime.com
À : LouBenett@hotmail.de
Date : 4 septembre 2008

Chère Lou,
Voici les objectifs du jour. Vous pouvez les additionner à ceux d'hier.
◦ Éviter les ascenseurs et prendre les escaliers, marcher au lieu de prendre la voiture ou l'autobus.
◦ Prendre son temps pour manger.


À demain.
L'équipe de Régime gratuit.

Pas énorme mais bon, si j'additionne tout ensemble ça fait pas mal de choses en même temps puisque je dois sûrement additionner les conseils de la première journée. D'ailleurs il me reste une bonne heure avant que les cours commencent. J'aurais le temps de marcher. Je descendis à la cuisine me prendre une pomme et sortis de l'appartement et commençai à marcher en direction de l'école. J'arrivai quelques minutes avant la première sonnerie. Je croisai Alex dans le hall d'entrée, mais je ne le regardai même pas. C'est fini, il n'aura pas de d'autre chance. Pas cette fois en tout cas. Je marchais la tête haute, à quoi ça servirait de baisser la tête. Et puis de toute manière, personne ne le savait tout ça. Seulement Amanda et Alex. Juste eux. En classe, je me plaçai à côté de Tyler. On parla un peu et le cours commença. Lorsque la cloche sonna, Tyler et moi nous dirigeâmes vers le cours d'art plastique.

___- Dit Lou, ça te dirait de venir manger au resto ce midi avec les gars? Me demanda-t-il.
___- Ouais pourquoi pas. Répondis-je en souriant.
___- Tu voudrais aller manger ou?
___- Je ne sais pas trop. Pas de fast-food. Seule condition.
___- D'accord. Les gars vont être déçus je crois. Répondit-il avec un sourire en coin.
___- Ce n'est pas mon problème. Vous n'aviez qu'à pas me demander ou je voulais aller.
___- Faux. On fait ça parce que nous sommes de vrais gentlemans. Me dit-il avec un air faussement ___offusqué.
___- Mouais. Dis-je en souriant.
___- Tu sais, dit-il, je sais quand tu vas pas super bien. Et là je peux te dire qu'il y a quelque chose qui ___te tracasse.
___- Tyler, je n'ai pas envie d'en parler. Sérieusement.
___- D'accord, mais parles-moi en lorsque tu seras prête. Tu sais que je serai toujours là peut importe ___ce qu'il arrive.
___- Oui. Répondis-je en murmurant. Je le sais.
___- Bon allez, on n'en parle plus d'accord? Viens dans mes bras petite nulle. Dit-il, avec un sourire.

On était en cours. Peut-être que ça n'allait pas, mais je ne pouvais pas me permettre de le montrer plus qu'en ce moment. J'avais envie de lui dire merci d'être là pour moi. Mais je ne savais pas comment. Tyler avait toujours été là quoi qu'il arrive depuis plusieurs mois. J'avais appris à le connaître et je ne pouvais passer que des bons moments en sa compagnie. Il m'avait tellement donné. Il savait le trois quart des choses qui n'aillaient pas dans ma vie. Sauf que dernièrement, j'avais eu plus de difficulté à les lui confier. Peut-être parce que moi, je le considérais plus que comme un ami. Mais ça, personne ne le savais et ne le saurais jamais. J'avais appris à cacher mes sentiments. Peut-être pour mieux me protéger, mais ça ne fonctionnait pas. Tout ce que je gardais en moi finissait par me faire craquer.

___- Tu penses à quoi Lou?
___- Je pense à plein de choses. À ce qui s'est passé dernièrement avec Alex, et puis, le ___reste, ce n'est pas super important. Répondis-je presque timidement.
___- Que s'est-il passé avec Alex? Me demanda-t-il.
___- Je... Non... Pas maintenant Tyler. Bientôt, mais pas maintenant.
___- Eh, ça va aller, puce. D'accord? Je suis là. Me dit-il en me prenant dans ses bras.

Peut-être qu'en fait c'est tout ce que j'attendais de lui. J'étais bien collée contre lui. J'aimais son odeur d'après rasage et de savon. Je resterais comme ça tout le temps tellement j'étais bien. Je me détachai de lui et le regardai. Je fixais ses lèvres. J'aurais voulu déposer mes lèvres sur les siennes, mais je ne le fis pas. Je montai finalement la tête pour le regarder dans les yeux.

___- Merci, vraiment. Murmurai-je.

Il ne répondit pas. De toute façon, je ne m'attendais pas à avoir aucune réponse. Dernièrement, je passais beaucoup de temps avec lui. Et c'étaient de loin les meilleurs moments. Je repensai à ce qu'il m'avait dit en début de semaine. J'avais besoin de me détendre et de m'éclater un peu. Et ça je le savais bien. Demain, Alex et les autres devaient aller en boîte et moi, j'étais supposée les accompagner. Mais je décidai de laisser tomber. À quoi ça servirait de toute manière, je ne parle plus à aucun d'eux. Je ne pensai même pas avant de parler et je proposai mon idée à Tyler.

___- Dit Tyler, j'étais supposée allée en boîte demain avec l'autre bande, mais... on va ___simplement dire que je n'ai pas vraiment envie d'y aller avec eux. Tu crois qu'on pourrait ___aller dans la boîte de ton oncle? Tu m'avais dit que tu m'emmènerais bientôt. Dis-je ___rapidement, rougissant un peu.
___- Ouais, pourquoi pas. Tu veux que les garçons viennent aussi ou pas?
___- Bah en fait, je vais voir si je m'entends toujours bien avec eux d'abord hein? Dis-je le ___sourire aux lèvres. Mais ils pourraient nous rejoindre là-bas.

Il me fit un sourire en retour. C'était bizarre à quel point je passais d'une émotion à une autre dernièrement. De la joie à la tristesse, de la tristesse à la colère et de la colère à la joie. Mais là j'étais bien. La cloche sonna plus vite que je ne le pensais. On sorti de cours et j'allai chercher mon manteau et mon sac en bandoulière dans mon casier.


# Posté le samedi 17 octobre 2009 16:32

Modifié le mardi 27 octobre 2009 07:43

«On sait qu'on a trouvé quelqu'un de spécial quand on peut la boucler et partager un silence agréable.» [Quentin Tarantino] Chapitre 9

«On sait qu'on a trouvé quelqu'un de spécial quand on peut la boucler et partager un silence agréable.» [Quentin Tarantino]	 Chapitre 9
Le 4 septembre 2008 12h55

Avec les garçons on était en route vers un petit restaurant pas très loin de l'école. Depuis qu'on était dehors, ceux-ci n'arrêtaient pas de sortir des conneries et de faire les débiles. Je ne me pouvais plus, mon ventre avait une crampe tellement je riais.

___- Eh les gars, arrêtez, j'en peux plus là. Je vous en supplie. Dis-je en hoquetant, quelques ___rires perturbant ma phrase puisque je n'étais plus capable de m'arrêter.

Ça prit au moins cinq bonnes minutes avant que je réussisse à m'arrêter de rire, des larmes de joie perlant sur mes joues. On entra dans le petit restaurant ou j'avais l'habitude d'aller parfois avec Tyler le midi avant de marcher chacun chez soi et de se retrouver pour courir. Je pris une salade césar avec un verre d'eau alors que les garçons se commandaient d'énormes repas avec entrée, plat principal et dessert. Je les regardais presque avec des gros yeux, mais bon. Après le dîner, Tyler me ramena chez moi et je le fis entrer. La maison était sens-dessus dessous.





___- Maman? Tu es là? Demandais-je inquiète.
___- Oui. Entendis-je du haut de l'escalier. Je suis désolée pour le désordre, mais je suis en train de ___mettre les choses de ton père dans des boîtes, il aimerait bien les récupérer.
___- Mais maman! Ce n'est pas à toi de faire ça. C'est à lui de venir faire ses boîtes, c'est lui ___qui est parti, pas toi. Tu te fais du mal toute seule.

Cette dernière phrase se termina dans un murmure. Je pris le bras de Tyler et l'emmenai dans la cuisine.

___- Désolée encore, c'est à la traine.
___- Non, mais ce n'est pas grave. Me dit-il avec un petit sourire. Ce n'est pas vraiment mieux chez moi.
___- Mais quand même. Je veux dire, quand j'invite des gens à la maison j'essaie toujours de ___faire en sorte que la maison soit impeccable. Mais bon, ce sera pour une autre fois. Dis-je ___avec un petit sourire.
___- Ça ne va toujours pas puce?
___- Non ce n'est pas ça, mais j'imagine que tu te poses quelques questions non?
___- Un peu, mais bon, tu n'es pas obligée d'y répondre non plus. Me dit-il avec son petit air qu'il avait ___toujours quand il écoutait ce que les autres disent et qu'il analyse la situation.
___- Mon père est partit de la maison quand je suis revenue avec toi mardi soir. Je suis ___arrivée et mon père sortait de l'appartement avec sa valise. Il a trouvé un autre ___appartement. Il m'a laissé une lettre.
___- Tu te doutais de quelque chose?
___- Non. Mes parents ne se chicanaient pas. Mais j'imagine que mon père y pensait depuis ___un bon moment pour avoir déjà l'appartement mardi. Je ne sais même pas comment je ___n'ai pas pu me rendre que quelque chose avait changé. Je dois avouer que ça me fait ___bizarre de ne plus le voir tout les matins dans la cuisine.
___- Tu penses que c'est un peu de ta faute non? Me demanda-t-il calmement.
___- Je... oui, un peu. Je ne sais pas pourquoi, parce que dans ma tête je sais parfaitement ___que ce n'est pas moi. Mais une partie de moi se sent coupable.
___- Tu veux qu'on pense à autre chose?
___- Hum... oui. Je ne sais pas quoi mettre demain soir. Tu veux m'aider? Demandais-je avec un ___petit sourire.
___- Tu rigoles? Moi t'aider? Je suis nul en mode. Et puis tu te débrouilles parfaitement bien les jours de ___semaine. Pourquoi ce serait différent demain. Dit-il en rigolant.

Je le forçai à se lever et le poussai dans tout l'appartement jusqu'à ce qu'on arrive à ma chambre, qui devait être la seule pièce encore rangée de la maison. Mais elle ne tardera pas à devenir comme les autres. Je me mis à sortir vêtements après un autre, créant des ensembles au fur et à mesure sur mon lit, puis sur mon bureau. Tyler me regardait, ses yeux me suivant à chacun de mes pas, se demandant sûrement ce qu'il faisait encore là. Je finis par m'arrêter de tourner en rond et de tout mettre sans dessus dessous. J'examinai les tenues que j'avais formées au fur et à mesure. Je regardai Tyler.

___- Laquelle tu préfères? Demandais-je, guettant sa réaction.
___- Je dois avouer que j'aime bien ce haut argenté avec la camisole mauve en dessous. Et puis avec les ___jeans je trouve que ça ne fait pas comme si tu voulais en mettre plein la vue. Et les spartiates ___argentées. C'est simple, mais j'aime bien. Me dit-il, hésitant un peu sur les mots.
___- Ouais je suis d'accord. Bon ben je suis désolée que tu aies dû regarder ce carnage. ___Dis-je avec un sourire en coin. Au fait, tu veux rester ici ce soir, tu pourrais manger à la ___maison, et puis... Ouais je crois que c'est tout. Programme télé en vue, ça te va?
___- Hum... Pourquoi pas. Je dois avouer que c'est tentant. Mais je dois juste avertir mes parents. Je ___peux emprunter ton téléphone fixe? Me demanda-t-il.
___- Oui bien sûr. Il est en bas des escaliers.

Je profitai du moment qu'il passait à téléphoner pour ranger ma chambre. Je mis ma tenue pour demain soir sur un bureau. En réfléchissant je me rendis compte que je n'étais pas allée courir aujourd'hui. J'ouvris mon ordinateur et allai sur le site du régime. Je regardai quels étaient les repas qu'ils proposaient pour qu'il n'y ait pas trop de calories. J'étais en train de transcrire ma courbe de poids quand Tyler rentra dans la chambre. Je cliquai rapidement sur la croix rouge dans le coin droit de mon écran. Je croisai les doigts en espérant qu'il n'avait rien vu du site. C'était tout ce qui importait pour l'instant. Qu'il ne se rende compte de rien. Parce que le connaissant, il ferait tout pour me rassurer et me dire que je n'étais pas grosses et tout ces mots en l'air. Je n'avais tout simplement pas envie de les entendre aujourd'hui. Ils ne servaient jamais à rien et ça ne me remontait pas le moral très longtemps de toute façon.

___- Tu fais quoi? Me demanda-t-il.
___- Oh... Je... Je regardais mes mails. Dis-je en souriant d'une manière peu convaincante. Comme si ___je mentais, ce qui était le cas en fait.

J'imagine qu'il a dû s'en rendre compte puisque son regard changea. Mais bon, ça ne le regardait pas de toute façon. Et puis, qu'est-ce qu'il pouvait bien en avoir à faire. Je me relevai et lui demandai si il voulait qu'on aille se louer un film avant de manger. On marcha jusqu'au club vidéo et on loua une comédie. Ananas Express. Les critiques étaient bonnes et ça faisait un bon moment que je voulais le voir. On rentra chez moi et on se prépara un bon petit souper bien simple, composé d'une salade et de pâtes à une sauce inventée sur le moment et on y avait ajouté des petits ingrédients au gré de nos envies. Pendant le film, nous avons passé notre temps à critiquer les personnages, leurs répliques, mais la plupart du temps, nous étions en train de rire de toutes les conneries qu'ils pouvaient faire. Après le film, on parla de demain. Vers dix heures, Tyler décida de rentrer vu qu'il était tard et que nous devions aller à l'école demain. Pendant la petite heure qui suivit, je fis quelques devoirs, même si j'en avais à peine.



# Posté le mercredi 21 octobre 2009 22:58

Modifié le samedi 31 octobre 2009 17:14

«Si vous fermez la porte à toutes les erreurs, la vérité restera dehors.» [Rabindranàth Tagore] Chapitre 10

«Si vous fermez la porte à toutes  les erreurs, la vérité restera dehors.» [Rabindranàth Tagore] Chapitre 10
Le 5 septembre 2008 9h45

Je me réveille en sursaut. Non! Mon réveil n'a pas sonné ce matin, pourquoi, je ne sais pas, mais ce que je sais c'est qu'il n'a pas sonné ou que s'il l'a fait, je ne l'ai pas entendu. Je ne prends même pas le temps de prendre une douche et mets des vêtements qui sont pêle-mêle dans mon garde-robe. Je m'attache les cheveux dans un chignon négligé et passe un coup d'eau sur mon visage et me brosse les dents. J'ajoute une simple couche de mascara pour ne pas avoir l'air d'une morte vivante en arrivant à l'école. Je descends les escaliers à toute vitesse, en manquant quelques fois de les débouler et je cours à l'école, pas le temps d'attendre le bus quinze minutes. J'arrivai tout juste pour le troisième cours de la matinée. Je pris place à côté de Tyler qui me regarda avec de gros yeux.

___- Pourquoi tu n'étais pas là ce matin?
___- Je n'ai pas entendu mon réveil. Je me suis réveillée à 9h45.
___- T'es nulle, tu sais.
___- J'crois bien. Dis-je en souriant.

Le cours passa relativement vite et lorsque la cloche sonna, je fis signe à Tyler que je m'en allais et je rentrai chez moi rapidement. Je mangeai une pomme et me changeai en tenue de sport. Je sortis dehors, mes écouteurs enfoncés dans mes oreilles et je commençai à courir. Alors que je courais et que je regardais mes pieds, je fonçai dans quelqu'un. Je m'excusai, l'aida à ramasser ses courses qui s'étaient éparpillées par terre et repris ma route. Mes dix kilomètres terminés, je rentrai chez moi et pris une bonne douche chaude. Je commençai à me préparer. J'entendis la clé tourner dans la porte. Sûrement ma mère. Je continuai de me sécher mes cheveux tout en faisant chauffer le fer plat en attendant que mes cheveux soient complètement secs. J'étais en sous-vêtements quand ma mère passa en avant de la porte et me salua. Je frisai mes cheveux déjà ondulés et raplatit à peine mes boucles pour qu'elles paraissent un peu plus naturelles. J'allai m'habiller avec les vêtements que j'avais choisis avec Tyler hier soir et je retournai dans la salle de bain me mettre une petite couche de mascara. Je me brossai les dents et alla m'écraser devant la télévision. Tyler devait venir me chercher dans environ trois heures pour qu'on aille manger un petit quelque chose et marcher dans le centre-ville un peu avant d'aller rejoindre ses amis à la boîte de son oncle.

Le 5 septembre 2008 18h17

Tyler vient d'arriver. J'enfile mes spartiates argentées et une petite veste pour ensuite aller le rejoindre sur le palier.

___- Salut toi. Dis-je en souriant.
___- Prête pour ce soir, puce? Me demande-t-il.
___- Qu'est-ce que tu crois? Sinon je ne serais pas devant toi.
___- Bon, eh bien, c'est parti.

On descend les escaliers et on marche vers un petit café tranquille. On commande notre plat, qui sera pour moi une petite salade grecque.

___- Tu ne prends que ça? Me demande Tyler.
___- Ouais, j'ai mangé un peu avant de partir, donc je n'ai plus très faim. Lui mentis-je.
___- Ah, d'accord.

Après avoir mangé, on se dirigea vers le centre de Hambourg pour marcher un peu dans un parc. On se promène dans les rues marchandes. J'observe tout ce qui m'entoure. Certaines personnes se promènent encore en veston-cravate, alors qu'il est déjà huit heures et demie. D'autres marchent et rigolent, se tiennent par la main ou tout simplement marchent seuls attendant peut-être que quelque chose se passe pour briser la routine ou tout simplement dans leurs pensées que parfois ils ne se rendent pas compte qu'il y a quelqu'un devant eux et foncent tout simplement dans cette personne. Certaines d'entre eux se confondent en excuses, d'autres s'excusent et continuent leur chemin, alors que d'autres ne disent rien et marchent en regardant le sol, comme si ce n'était jamais arrivé. Vers dix heures, on décida de marcher jusqu'à la boîte de son oncle, puisqu'on savait qu'on en avait pour au moins une demi-heure de marche avant d'arriver. On ne parlait pas vraiment, préférant garder ce petit silence et ne pas briser la petite bulle qui nous entourait par une phrase maladroite. Lorsqu'on arriva devant la boîte de son oncle, il me prit la main et m'emmena à l'intérieur. Ses amis lui avaient envoyé un message comme quoi ils étaient déjà arrivés et qu'ils étaient rentrés. On se dirigea vers leur table et on se joignit à eux et à leur rire. Vers minuit, je me dirigeai vers la piste de danse, quelques grammes d'alcool dans le sang. Je dansais beaucoup, je dépensais beaucoup d'énergie, peut-être trop puisque bientôt, ma tête se mit à tourner. Je me dépêchai de me rendre à la salle de bain me rincer le visage. Un haut le c½ur me pris d'un coup et je courrai jusqu'à la cuvette de la salle de bain sortir le peu que mes tripes contenaient. Je sentis les mains de quelqu'un retenir mes cheveux pour qu'ils ne se collent pas à mon visage et me caresser le dos pour me calmer, puisque quelques sanglots s'échappaient de ma bouche et que quelques larmes déferlaient sur mes joues. Lorsque mon ventre se calma, je me relevai et m'essuyai la bouche avec un papier essuie-main. La jeune fille qui se tenait à côté de moi me souria. Je reconnu tout de suite son visage. Amanda. Oh mon Dieu. Je me relevai rapidement et la pris dans mes bras.

___- Amanda! Tu m'as manquée. Comment tu vas? Lui demandais-je soudainement pleine ___d'énergie.
___- Moi ça va très bien. Mais toi, on dirait que t'as bien bu ce soir.
___- Ouais, je dois l'avouer. Qu'est-ce que tu fais ici? Je pensais que tu ne devais pas revenir ___ici pendant un bon moment.
___- Je suis venue avec des amis. Ils sont venus pour le boulot, donc j'en ai profité pour venir, je voulais ___t'avertir que j'étais là toute la semaine prochaine à partir de ce soir, mais je n'ai pas eu le temps.
___- J'avais hâte de te revoir, ça faisait des mois que tu n'étais pas venue.
___- Oui, je sais. Au fait, tu veux que je te présente mes amis?
___- Pourquoi pas. Avant je vais juste aller avertir Tyler, pour qu'il ne stresse pas s'il ne me ___voit pas.
___- D'accord. Je viens avec toi?
___- Évidemment! Tu crois qu'il n'y a que toi qui a le droit de me présenter tes amis?
___- Je ne sais pas trop en fait. Dit-elle en rigolant.
___- Bon allez, viens.

On sortit de la salle de bain et on se dirigea vers la table ou quelques uns des amis de Tyler étaient toujours. Je m'approchai et leur présentai Amanda. Je demandai aux garçons de dire à Tyler que j'étais avec une amie et que tout allais bien.







# Posté le samedi 31 octobre 2009 17:12

Modifié le dimanche 01 novembre 2009 09:20

Prévention

-
-
-
-

Pour être prévenue des nouveaux chapitres,
J'aimerais que vous vous inscriviez ici.


Je fais quelques rares exceptions,
Mais s'il vous plait, ça m'évite énormément de problèmes,
Et ça me faciliterait la tâche.
Si jamais vous ne recevez pas la newsletters,
Veuillez m'en avertir.



Merci Beaucoup.






Find me here and there.
Daphinoupette

# Posté le lundi 22 juin 2009 15:33

Modifié le mardi 03 novembre 2009 17:45